Archives de Catégorie: TS

La Renault 16 TS fait la Une de Gazoline


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Dans le numéro 203 de la revue Gazoline, daté de août-septembre 2013, la vedette est une magnifique Renault 16 TS orange, équipée de jantes Dunlop et d’une face avant US (qui n’est pas d’origine…). L’article est titré « L’arme anti DS ». Ce numéro est vendu avec un hors série Gazoline (N°1) consacré aux populaires françaises « qui affolent la cote ». La Renault 16 fait partie de ces modèles dont la cote frémit depuis quelques années. Une double page lui est consacrée sous le titre « Haut de gamme encore abordable ». On y reconnait ses ses performances, sa tenue de route et son confort mais on n’évoque aucun défaut…

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En Australie, une Renault 16 TS orange andalou en vedette !


Excellent film que cette présentation d’une Renault 16 TS par son nouveau propriétaire Phin Ziebell, habitant de Victoria en Australie. Une TS orange andalou de 1974 qui est sa quatrième renault. Il possède sa première depuis l’âge de 18 ans, un Break Renault 12. Une seule explication possible: la folie. « Je ne peux pas m’empêcher de les collectionner ! » dit-il.

Il adore cette voiture pour plusieurs raisons. La première est qu’elle est devenue très rare en Australie. La seconde est sa couleur, très mi-70. « On dirait que cette voiture est arrivée pour moi au bon moment dans la bonne couleur ».

Il poursuit. « Ce que je préfère dans la Renault 16, c’est le design, surtout l’arrière. C’est la première voiture à avoir développé le hayon arrière. L’utilisation de barres de torsion, la position de la boite de vitesse et du moteur… C’est une très jolie voiture. J’ai fait quelques travaux sur cette voiture mais bon, c’est un combat de tous les instants ! Tout fonctionne parfaitement et j’ai l’intention d’en profiter. Surtout qu’elle possède cinq vitesse et elle est parfaite sur autoroute. »

Congratulations Phin !

 

Un événement en 1968: présentation de la Renault 16 TS


À quelques semaines des événements de mai 68, la régie Renault présentait la toute nouvelle Renault 16 TS. Dans la plus pure tradition journalistique de la télévision d’alors, la présentation à Limoges est traitée comme un publi-reportage accompagné d’une musique jazzy, pour « dynamiser » le tout. Où l’on vous raconte les performances remarquables du véhicule, l’avènement d’une « climatisation originale » –  appréciez la finesse du commentaire – et de nouveaux gadgets « auxquels la clientèle n’est pas insensible ».

Autour de la voiture qui mêle puissance et confort, un petit groupe de notables locaux, triés sur le volet vraisemblablement et portant costumes sombres. Ils semblent plus deviser sur la sobriété des lignes que d’attendre à prendre le volant pour avaler les routes sinueuses du Limousin. Il faudra attendre un peu pour voir la TS faire du gymkhana dans les rues de Paris, entre les mains de Bebel.

Instantané: une R16 dans le East African Safari


Vu sur FlikR, ce cliché d’une Renault 16 participant au Safari de l’est africain autour de 1971-1973.

East African Safari  Renault 16

Le texte original de Art Nahpro (the original comment of Art Nahpro)

« My family was an enthusiatic supporter of the East African Safari and we spent part of most Easters (when it used to be held) hammering off to some distant location to intecept the route. When I was 17 or 18 I shot of many frames of film all looking much like these. I think all of these are from 1971/73. »

Austin Maxi vs Renault 16 TS: querelle de famille


Keith Adams, dans le magazine britannique Classic Car Weekly, publie en 2005, un texte qui confronte l’Austin Maxi, la meilleure synthèse du style Issigonis, et la Renault 16, sa rivale qui a véritablement révolutionné la façon d’aborder le design automobile. La première a été produite à 472 000 exemplaires, soit 4 fois moins que la Renault 16. En 2011 sur le marché britannique, une Renault 16 vaut le double d’une Austin Maxi.
Voici une traduction de la conclusion du texte.
« Bien que proches sur le papier, ces deux voitures sont aux antipodes l’une de l’autre. On peut voir en elles beaucoup de points communs, le gabarit, notamment, et les aspects pratiques, mais une fois que vous prenez le volant, d’énormes différences commencent à émerger. Il est presque impossible de ne pas tomber amoureux de la Renault: son comportement vif est une invitation à se lever tôt le matin pour aller au travail. C’est une voiture familiale, agréable à conduire et qui fera tourner les têtes où que vous alliez. Et, il n’y a pas de danger d’en croiser une autre dans vos déplacements. (en Grande-Bretagne, ndt).L’Austin Maxi a tous les ingrédients pour écraser la Renault 16. Son habitacle est plus spacieux, son moteur plus puissant: elle représente une parfaite synthèse de l’ingénierie et des principes du design à la façon d’Issigonis. Un intérieur énorme, des caractéristiques techniques à la pointe de l’époque et une rapidité surprenante. Objectivement, c’est une sacrée bonne voiture, et qui a malheureusement été négligée par trop d’acheteurs – par ceux qui ne pouvaient pas aller au-delà son aspect « plan plan » et restaient insensibles à la liste des prestations pratiques qu’elles proposaient.

Alors, l’Austin Maxi ça le fait ? Malheureusement non. 

À force d’être si astucieuse, la Maxi est reléguée bien loin derrière la Renault 16. Elle donne l’impression d’être d’une efficacité redoutable et vise à déplacer une famille avec le minimum de tracas. Toutefois, lorsque Issigonis et son équipe conçoivent la Maxi, ils oublient d’ajouter l’ingrédient le plus important de tous – le charisme. 

C’est une bonne voiture, mais la Renault est une grande voiture. Et, c’est pourquoi je serais le premier à vouloir ramener la française à la maison. C’est vraiment une voiture exceptionnelle. »

The original text

« Despite being close on paper, these two cars are poles apart. There may be lots in common between them, especially in terms of size and usefulness, but once you get behind the wheel, huge differences begin to emerge.

The Renault is almost impossible not to fall in love with. It has a vivacious character that engages you quickly, and has you getting up early to take the long way to work. It’s a family car that is enjoyable to drive and in the right colour, will turn heads wherever you take it. There is no danger of seeing another one on your travels…

The Maxi has all the ingredients to crush the Renault into the ground, though. The engine, boot and interior is altogether bigger; it is a clever fusion of Issigonis engineering, and solid design values. It’s truly enormous inside, has an advanced spec sheet, and can cover ground surprisingly rapidly.

Objectively it’s a damned fine car, and one that was sadly overlooked by too many buyers – the sort that couldn’t look beyond its Plain Jane looks and see its overwhelming list of practical positives.

So the Maxi walks it then? Sadly not.

It falls behind the Renault for being too clever for its own good. One gets the impression it’s a ruthlessly efficient piece of engineering, designed to shift families and their luggage with the minimum of fuss. However, when Issigonis and his team put the Maxi together, they forgot to add the most important ingredient of all – charisma.

It’s a good car, but the Renault is a great one – and that’s why I’d be the first in the queue to take this French temptress home with me. It’s one of the true greats. »