R16 Kreiz-Breizh


Nous en parlions depuis quelques temps, faire une balade en centre-Bretagne. Simple comme un coup de fil du vendredi et rendez-vous à Rostrenen le dimanche. Thierry, propriétaire d’une Renault 16 collector (1150 – décembre 1965), le gars du coin, sera notre guide. Granit consacré le long des rivières sera la thématique du jour.

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Bon, c’est vrai Thierry a vu arriver sur le point de rendez-vous une armada de trois exemplaires originaires de Morlaix : une 1150, une TL et une TX. Philippe, Pierre et Bruno. Revue des troupes sur le parking. La R16 1965 est la vedette comme d’habitude avec son tableau de bord des origines, un motif matelassé moderne des années 60, qui sera livré sur les tous premiers exemplaires, avant d’être remplacé par un faux bois qui suivra les modèles civilisés (hors TS donc) jusqu’au début des années 70.

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 Le circuit

Thierry nous a préparé un circuit de connaisseur, dont voici le tracé. À suivre consciencieusement si on veut découvrir quelques coins cachés du centre de la Bretagne.

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Étape 1 : Rostrenen, Guémené-sur-Scorff, Kernascleden

Direction le sud depuis Rostronen. Passage par Mellionnec et Langoelan.

Puis Guémenée-sur-Scorff, capitale du Pays Pourleth, connue dans toute la France pour la notoriété de l’andouille locale, la commune fait désormais partie du réseau breton des Petites cités de caractère.

À Kernascléden, c’est l’église Notre-Dame du XVè siècle qui est exceptionnelle, avec son style gothique et ses fresques remarquables. On n’évite malheureusement pas le jargon des savants dans les textes d’interprétation à l’intérieur, mais l’intérieur de l’église vaut vraiment le détour. Ici, les histoires ne se racontent pas sur le calvaire mais sous les voutes gothiques.

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Étape 2 : La Vallée du Scorff et Pont-Calleck

Au sud de Kernascléden, la rivière Scorff s’enfonce dans la forêt dense de Pont-Calleck. La lumière y est magnifique. La route suit tranquillement les méandres de la rivière pendant toute la traversée de la forêt. Sur place, restaurant labellisé « Restaurant de terroir », aire de pique-nique, spot de pêche pour les amateurs et beaucoup de sentiers qui permet de parcourir la forêt à pied ou en VTT. Camping à proximité.

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Étape 3 : L’église du Sacré-Coeur à Berné

Berné est connue par les amateurs de foot pour avoir une des meilleures équipes de foot bretonnes des années 70, avec un entraîneur charismatique qui a montré la voie à un de ses joueurs, Christian Gourcuff. Mais la commune est aussi célèbre pour abriter le « Montmartre breton », l’église du Sacré-Coeur, posée sur une colline à l’écart du bourg. Une architecture étonnante, qui, dit-on, est une réplique miniature de la basilique de Montmartre. Un édifice du début XXè, donc une curiosité un peu décalée.

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À voir aussi, la Chapelle Saint-Albaud, qui s’inspire de celle de Kernascléden (voir plus haut) et la Chapelle de Sainte-Anne-des-Bois.

Étape 4 : Le Faouët

Le Faouët connue pour sa « Robin des bois bretonne », Marion du Faouët. Au centre-bourg, les halles du XVIè siècle. L’ambiance de la commune autour des halles et les chapelles dans la campagne parfois encaissée ont attiré de nombreux peintres dès le milieu du XIXè siècle. Un musée leur est dédié.

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« Le Cultivateur » Sydney Curnow Vosper – 1906 – Musée du Faouët

Étape 5 : La Chapelle Saint-Barbe

La Chapelle Sainte-Barbe est née d’une promesse faite par un noble breton du XVè siècle, qui invoqua la sainte quand il fut confronté à un orage si violent, qu’il crut ne pouvoir y survivre. Il édifia la chapelle à l’endroit où il trouva pris sous les éclairs et les coups de tonnerre. La Chapelle est posée à flanc de colline, contre les rochers. Elle est plus longue que large, ce qui lui donne une ambiance étrange, unique. La cloche est située à quelques dizaine de mètres de la chapelle et permet aux visiteurs de se prendre pour le bedeau de la commune. Un site touristique majeur du Centre-Bretagne.

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Un correspondant localiser qui passait par là s’est proposé de faire un article pour Ouest-France et le Poher Hebdo. Bientôt dans notre revue de presse ?

Étape 6 : Retour vers Rostrenen, en passant par Plouray

La dernière étape nous fait remonter par le nord, vers Plouray et Rostrenen.

Plouray abrite depuis plus de 25 ans une congrégation bouddhiste qui attire de nombreux adeptes de toute l’Europe.

Rostrenen, la seule commune des Côtes d’Armor, de tout le parcours est au coeur de la tradition « Fisel » (Festival Fisel, fin août), une danse bretonne parmi les plus spectaculaires. Elle est traversée par la Canal de Nantes à Brest et fait partie du réseau Station Verte depuis 2012. C’est aussi le pays de naissance de Glenmor, barde breton décédé en 1996.

Merci à Thierry pour le circuit. Merci à Philippe pour les photos des pilotes à Sainte-Barbe.

 

 

 

 

Vieille au passé ou ancienne au présent ?


Est-on vieux à 40 ans ? Les propriétaires de diesel pensent que oui. Faut dire que le français leur permet d’utiliser une rhétorique bizarre : comme l’autre jour sur le parking du bureau, « on n’en voit plus » alors qu’ils l’ont devant les yeux ou « c’était une bonne voiture » affirmant de fait qu’elle ne peut faire partie du présent.
Imaginons ces mêmes commentaires attribués au patrimoine bâti : « c’était un bon château, quand même ». D’ailleurs on ne dit jamais un « vieux » château, comme on dit une « vieille voiture » ou « un vieux film ». Alors, je pose la question, faut-il avoir été populaire pour être vieux, un jour ?
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Mais, si nous inversions le principe qui veut qu’on grave dans le marbre l’histoire d’une bâtisse à laquelle on tient et qu’on griffonne sur un bout de papier celle d’une voiture ancienne. Traitons notre sujet comme s’il s’agissait d’un monument historique…
Renault 16 TL, 1974, blanc 355, sièges simili noirs, moquette rouge et vitres feuilletées teintées ton vert. La calandre alu est caractéristique du design 1965-1974. L’année suivante, les calandres seront faites de plastique noir. Ce modèle a été construit au Havre, sur les chaînes de Sandouville et commandé par M. X à l’époque célibataire et vivant dans la campagne de Plouescat. Il a fait un court séjour chez un second propriétaire, M. Y, qui vivait dans un lotissement près de Rosporden, cette fois en Finistère sud.
Peu de modifications sur cette voiture qui dispose toujours d’une radio AM-FM, qu’on utilise peu aujourd’hui. Le propriétaire actuel envisage d’y installer des ceintures à enrouleur mais le projet est en débat auprès du service des Monuments Historiques. Même si cet équipement n’était pas installé d’origine sur ce véhicule, une issue positive est envisageable, pour deux raisons : 1. on pouvait les commander en options auprès de la concession en 1974; 2. les ceintures d’origine R16 permettraient de retirer l’unique ceinture arrière qui provient d’une Renault 20 (ce qui est inacceptable d’un point de vue historique et contraire à l’esprit des années 70). Il est donc probable que les travaux demandés redonnerait une finition plus cohérente à la voiture.
Un projet de rénovation plus conséquent est envisagé dans un second temps, respectant les caractéristiques de l’époque. Ce qui permettrait de restituer la couleur d’origine autour de la plaque d’immatriculation : des documents d’époque attestent que, sur ce modèle, l’aplat noir installé à cet endroit est quelque peu désinvolte. Une expertise est en cours pour extraire les pigments d’origine et parvenir à une décision définitive. Par contre, la demande d’implantation d’un système d’air conditionné ne pourra être autorisé, sachant que seuls les modèles TS ou TX pouvaient s’en prévaloir. La pose d’un iPhone sur le cendrier ouvert est toléré pour la simple raison qu’il est aisé de revenir à la situation originelle sans dégradation du support.
Enfin, il est fait remarqué qu’il n’y a pas de projet d’acquisition d’un « chien avec la tête qui remue » pour la plage arrière. Et ceci, malgré l’insistance des services compétents et l’indication expresse portée sur l’avis conforme. Le propriétaire actuel fait valoir que ce penchant pour les animaux factices n’est pas de portée universelle, contrairement à ce que sous-entendent les autorités. Une étude sociologique issue d’une entente universitaire néerlando-française prouve par ailleurs que ce véhicule pouvait être acquis indifféremment par des clients de milieux populaires ou par des personnes issues de la classe moyenne (dont la pratique était plutôt d’y poser un chapeau de paille, voire deux, ou un parapluie, selon les régions).
Nous noterons qu’il est ironique pour une voiture n’ayant jamais quitté la Bretagne qu’elle en porte les couleurs depuis l’origine : extérieur blanc, intérieur noir.
Il est à noter que contrairement à de nombreuses fabrications industrielles actuelles, cette voiture garde toute sa pertinence dans la fonction première qui lui était assignée : rouler sur des routes carrossée en emportant quelques personnes et différents objets. L’aspect précurseur n’est ici plus à démontrer (hayon qui en étonna plus d’un, sièges arrière qui libèrent l’espace, etc.). Ce qui tend à prouver que certaines innovations sont copiées et reprises par les concurrents, tandis que d’autres font la fierté d’une époque et restent des prouesses sans lendemain (Minitel, Concorde, Aerotrain, Second life…).
Cette voiture est issue d’une production de 1 845 959 exemplaires de Renault 16.

Youngtimer or not ?


Youngtimers Juillet 2014Un peu pénible cette voiture. C’est une youngtimer ou une oldtimer ? Le magazine « Yourgtimers » y répond régulièrement en excluant la Renault 16 de ses palmarès années 70. Logique : mise en marché en 1965. Mais, voilà, la Renault 16 est une voiture moderne, ergonomique, qui ne ressemble à aucune autre, avec sa forme avant-gardiste tout en conservant le chrome des années pré-plastiques (à comparer avec la Renault 30). Inclassable, autrement dit. Du coup, le numéro d’été du magazine Yougtimers est consacré à la Renault 16, représentative de la « french touch ».

Contrairement à « AutoPlus Classiques » qui ne fait pas l’effort d’un petit travail journalistique, Youngtimers fait dans le reportage. Rencontre avec un propriétaire. Témoignage. Portrait. Synthèse de l’évolution entre 1965 et 1980. Et, une nouveauté, quelques références en ligne. Les propriétaires de Renault 16 n’apprendront pas grand chose mais le contenu est bien amené, synthétique. Les autres pourront se laisser tenter en parcourant le guide d’achat, qui intègre un référentiel des couleurs…

En fin de magazine, un article sur les véhicules de la caravane du Tour de France, parmi lesquelles une Renault 16 « Europe 1 » reconstituée à partir des images d’époque, où l’on voyait Maurice Biraud haranguer la foule… Un détail amusant : le portrait de cette reconstitution est en contradiction avec un élément lu page 26, qui présente l’évolution de la Renault 16. Si vous trouvez lequel, indiquez là dans le commentaire du blog…

Embouteillage de la nationale 12


Hey les gars… il n’y a pas que la nationale 7… la 12 aussi c’était la route des vacances pour de nombreux estivants qui l’empruntaient pour se rendre au nord de la Bretagne… St Malo, les Caps, Saint-Brieuc, la Côte de granit rose, la Baie de Morlaix, les Abers, les Monts d’Arrée, les enclos paroissiaux, Brest… Mais, depuis 1974, la RN12 est passée en une « 2X2 voies » gratuite à partir de la frontière administrative de la Bretagne.

Le 29 juin 2014, l’association Calandre et Torpédo organise pour la première fois la reconstitution de l’embouteillage de Morlaix… 150 voitures d’époque se jettent en début d’après-midi au centre-ville de Morlaix pour un joyeux bazar klaxonnant et pétaradant…

Parmi les voitures, trois Renault 16, une 1150 de 1968, deux TL de 1974 et 1977.

Il nous manque juste la chanson, en fait.

La version courte de la vidéo en version « viensenbretagne.fr » compatible.

L’organisateur : http://www.calandretorpedo.com

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L’usine de Sandouville va fêter ses 50 ans


L'usine de Sandouville va fêter ses 50 ans

Pour une raison que j’ignore, cet article de Paris-Normandie a été « blacklisté » par Scoop.it. Il évoque un sujet très subversif, les 50 ans de l’Usine de Sandouville, près du Havre, dont on se rappelle qu’elle a été construite pour accueillir les chaînes de la Renault 16. Pour lire l’article, cliquer sur le lien.

Légendes R16 dans AutoPlus Classiques


R16Auto+054Dans son N°12, daté de décembre 2013-janvier 2014, le magazine « Auto Plus Classiques » consacré sa rubrique « Une génération à la loupe » à la Renault 16. Pas d’emballement ni d’enthousiasme excessif, ici la légende « Renault 16 » qualifie les textes de la rubrique plutôt que la voiture. Une suite de petits textes viennent légender des photographies relatant les grandes dates de l’évolution de la voiture. On peut s’en passer. Gadget.

La Renault 16 TS fait la Une de Gazoline


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Dans le numéro 203 de la revue Gazoline, daté de août-septembre 2013, la vedette est une magnifique Renault 16 TS orange, équipée de jantes Dunlop et d’une face avant US (qui n’est pas d’origine…). L’article est titré « L’arme anti DS ». Ce numéro est vendu avec un hors série Gazoline (N°1) consacré aux populaires françaises « qui affolent la cote ». La Renault 16 fait partie de ces modèles dont la cote frémit depuis quelques années. Une double page lui est consacrée sous le titre « Haut de gamme encore abordable ». On y reconnait ses ses performances, sa tenue de route et son confort mais on n’évoque aucun défaut…