Trois Renault 16 en terrasse en Forêt de Huelgoat


Dimanche de Pâques, 31 mars 2013, sortie improvisée de trois Renault 16, une 1150 de 1965, une TL de 1974 et une TX de 1979, au Café-Librairie « L’Autre Rive » en plein milieu de la Forêt de Huelgoat, pour préparer une éventuelle sortie avant l’été. Un parcours est envisagé, la date reste à définir: Carhaix, Pontcalleck, Lanvaudan, Hennebont, Lorient, Larmor-Plage, Fort-Bloqué, Guidel et retour par Pont-Scorff…

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Must R16 2013: pré-inscriptions avant le 1er janvier !


Une nouvelle fois, l’association alsacienne Must R16 organise le grand rassemblement européen des Renault 16 qui aura lieu les 11 et 12 mai prochains. Pour y participer, une formalité à ne pas louper: la pré-inscription avant le 1er janvier 2013, qui se fait exclusivement par voie postale. Une visite sur le site internet de l’association « Must R16 » s’impose donc ! En cliquant sur la photo, vous y êtes.

Le dernier rassemblement, en 2010, avait permis de réunir 126 Renault 16 qui ont sillonné le week-end durant de nombreux lieux touristiques en Alsace.

Pour accéder au site de Must R16: un clic sur la photo.

Pour accéder au site de Must R16: un clic sur la photo.

Une TX conduite à gauche rapatriée en Grande-Bretagne


Fin 2011, Chris, britannique, repère sur ebay une 16 TX volant à droite en vente en France. Il prend contact avec un ami sur place et décide de rapatrier la voiture. Bravo.

Pour en savoir plus, cliquer sur la photo.

Week-end d’une Renault 16 à New-York


Brigitte, la française, rend visite à Jacqueline, l’américaine. Jacqueline*, le Renault 16 de Matt a quelques problèmes de santé (on parle du carbu). Brigitte a donc conduit son propriétaire Jean-François de Montréal au Lac Parsippany pour tenter de la remettre sur la route.

Ce qui a donné l’occasion à une balade au coeur de New-York City. Photo.

Dans les lumières de la ville

*Les américains et les canadiens, semble-t-il, ont cette habitude de donner un prénom à leur voiture.

Bob from Seattle, « the Renault R16 saver »


Bob habite Seattle, État de Washington (nord ouest des USA). Il se prétend ‘l’homme de la Renault 16 aux USA ». Qui pourrait dire le contraire ?

La Renault 16 US de Bob, sous le regard d’Humphrey Bogard.

En été 2011, sur un plateau XXL, arrivent deux Renault 16 US originaires du Montana: une pour la restauration, l’autre pour la pièce.

Sa première Renault 16 au moment de la restauration après un séjour de près de trente ans dans un garage américain ! Bob l’utilise désormais quotidiennement.

Nice work Bob ! You are definitively the « R16 US guy » !

La Baie de Morlaix en Renault 16 et en bateau, jusqu’au Château du Taureau


Week-end de la Pentecôte, soleil sur la Baie de Morlaix, en Bretagne. Des amis du Morbihan passent le week-end à la maison et nous décidons de faire un tour en mer, jusqu’au Château du Taureau, notre « fort boyard » breton. La traversée la plus longue et donc la plus passionnante part de Plougasnou (port du Diben). C’est une vraie balade en Baie de Morlaix. Une trentaine de minutes de balade en Renault 16 sur la route côtière en Morlaix et Plougasnou et une autre demi-heure en bateau pour se rendre au Château avec les commentaires du patron du bateau de la Compagnie des « Sept Îles ».

Marc, Françoise, Dimitri et Justin viennent régulièrement sur Morlaix mais c’est la première fois qu’ils décident de rester pour « jouer aux touristes ». Deux jours intenses avec une première balade sur l’Île de Batz le premier jour et le périple sur le Château du Taureau le second. « Le sud de la Bretagne est magnifique, c’est vrai. Mais quand on y habite on a vraiment tort de ne pas venir voir de l’autre côté, près de la Manche. Et puis, eh ! il n’y a pas que Saint-Malo et la Côte de Granite Rose en Bretagne Nord ! »

Départ de Morlaix en Renault 16 autour de 14 h. pour un départ en bateau annoncé une quarantaine de minutes plus tard. La route côtière qui part de Morlaix vers Plougasnou est l’occasion de découvrir le littoral de la Baie de Morlaix, côté Trégor. De Morlaix partent deux routes côtières quasimment continue jusqu’à Carantec d’un côté, jusqu’à Locquirec de l’autre. On pourrait presque profiter de tout le paysage sans sortir de la voiture ! Après le port de plaisance de Morlaix qu’on laisse à notre gauche, nous longeons la rivière de Morlaix dont le lit s’élargit de plus en plus jusqu’à se confondre avec la Manche dix kilomètres plus loin. La côte nord de la Bretagne est une merveille et la Baie de Morlaix est, avec les Abers, un des meilleurs exemples du Finistère. De l’autre côté de la rivière, Locquénolé, la plus petite commune du Finistère, qui toute entière est tournée vers son voisin d’en face, la quartier de Dourduff en mer sur la commune de Plouezoc’h, qu’on voit posé là sur une frange escarpée de la côte : une succession de maisons surplombent un petit port ostréicole, dont les barges, au repos, attendent tranquillement de reprendre du service.

Le Dourduff en mer

Au loin, la ligne d’horizon dessine de petits îlots, tous différents. C’est ici que nous apercevons pour la première fois, la silhouette trappue du Château du Taureau.

La route s’enfoncent tranquillement dans la campagne, s’élève sur le plateau du Trégor en longeant la rivière du Dourduff, pour accéder au centre-bourg de Plouezoc’h. Et puis, c’est la descente en douceur vers Barnenez (que certains appellent la « Principauté de Barnenez »…) où se trouve un des plus vieux monuments historique au monde, le Cairn de Barnenez (7 000 ans, plus vieux que les pyramides), que l’on aperçoit furtivement depuis la route.

Le Cairn de Barnenez (photo Monum)

La Renault 16 roule tranquillement jusqu’au bas de la colline, près du Camping de la Baie de Térénez pour remonter sur un promontoir qui ouvre devant nous un panorama spectaculaire : une vue dégagée sur la Baie de Morlaix, le port de Térénez au plus près jusqu’à Roscoff et le bateau de la Brittany Ferries qui prépare sa prochaine traversée vers Plymouth. Mais, on voit aussi les clochers de Saint-Pol de Léon (le Kreisker et la Cathédrale), l’extrémité du littoral de Carantec et surtout les premiers ilots de la Baie de Morlaix. Un avant goût du spectacle !

Au port du Diben, le bateau arrive, s’engage dans le chenal au bout de la digue et vient accoster sur la cale, à proximité des bateaux de pêche et de la vedette de l’école de plongée de Plougasnou, qui propose en saison une balade à la palme pour nager au milieu des phoques gris de la Baie. Ce sera pour une autre fois.

La Renault 16b sur le port du Diben

Bertrand, le gardien du Château du Taureau s’asseoit en haut de la cale et accueille les visiteurs en distribuant les tickets. Une trentaine de personnes ce jour-là. Nous prenons place à l’avant du bateau pour profiter au maximum du paysage et disposer d’une vue panoramique sur la Baie. Sur la pointe de Primel-Trégastel, toute proche, que nous loneons en sortant du port du Diben, deux personnes pratiquent l’escalade. Les rochers de Primel sont connus pour être un excellent spot de varappe.

Les rochers de la Pointe de Primel Trégastel

Au nord-est à quelques encablures de nous, les rochers de la Méloine et leurs habitants qui nous observent probablement de leurs grands yeux avant de plonger chercher leur nourriture : les phoques gris. Mais nous ne les distinguons pas, même pas à la jumelle.

Le temps est dégagé, grand soleil et quelques nuages de temps en temps, qui filent au dessus de nous, poussés par le vent très présent au large mais agréable. Comme toujours en Bretagne, « il y a de l’air » et on la respire à pleins poumons dès qu’on s’écarte de la côte.

Pendant la traversée

Pendant toute la traversée, Ronan commente la Baie de Morlaix : l’anse de Térénez, le Cairn de Barnenez, l’Île Noire dont on dit qu’elle a inspiré Hergé pour l’album éponyme, l’Île Louet que nous verrons de dos, avec la lanterne du phare qui dépasse de la végétation, l’Île Callot dont on aperçoit le relief au bout de la PresquÎle de Carantec, le Léon qu’on distingue au loin, Saint-Pol, Roscoff, l’Île de Batz…

L’arrivée au Château du Taureau

Le Château du Taureau grandit petit à petit, jusqu’à devenir un mastondonte qu’on aborde par une petite cale en bois. Il faut grimper les escaliers, passer le pont levis et c’est un autre monde : une cour intérieure percée de nombreuses portes voutées à double battants et de passages mystérieux qui conduisent à des escaliers en granit ou à des pièces ouvertes sur la mer par une étroite meurtrière. La guide du Château accueille les visiteurs chaleureusement et présente en quelques minutes l’histoire de la bâtisse, fort de défense, garnison, prison, centre nautique et même « maison secondaire » pour Mme Lévèque de Vilmorin (veuve du célèbre grainetier) qui, après avoir convaincu l’État de le lui louer, y invitait les « happy few » entre 1930 et 1937. À partir de 1998, le Château du Taureau est l’objet d’une restauration par son propriétaire, l’État : 6 ans de travaux pendant lesquels 190 blocs de granit sont changés. Depuis 2006, le Château est accessible à la visite du public, dont la gestion est confiée à la Chambre de commerce de Morlaix, qui y propose une exposition et une boutique. Outre le dédale de pièces sombres et mystérieuses, dont le cachot de Blanqui, le communard, qui y sera interné à partir de mars 1871, le clou du spectacle se situe sur le toit, une ronde ouverte de tous côté vers la Baie de Morlaix. Le plus beau de tous les points de vue !

L’accueil au Château

La cour intérieure

Chacun peut découvrir le château comme il l’entend, toute la famille réunie ou les enfants d’un côté les parents de l’autre. Ce jour-là, sur un nid à même le granit, trois œufs de goëlan étaient sur le point d’éclore, les poussins semblant communiquer entre eux par de frêles « cui-cui », perceptibles de temps en temps, parfois couverts par les protestations des parents en vol stationnaire au dessus de la scène. À cet endroit de la Baie, la mer est turquoise, comme en Méditerranée, et laisse affleurer quelques rochers sur lesquels s’ébattent de nombreux oiseaux marins parmi lesquels des mouettes, des cormorans et un étrier-pie armé de son bec rouge long et courbé, pour « chasser » le coquillage, etc.

La tour du fort, située à l’ouest de la bâtisse accueille une terrasse qui domine de quelques mètres le toit du Château. Elle permet d’accéder à une vue panoramique unique, embrassant la Baie de Morlaix, dans son ensemble du Léon au Trégor, et une vue dégagée sur le Château en contrebas de quelques mètres.

Depuis la tour.

Sur le chemin (chenal) du retour, les ados s’allongent à l’avant du bateau : l’air marin et les courses dans les escaliers provoquent une léthargie mêlée de contentement chez les plus turbulents d’entre eux. Il n’est pas certain qu’ils racontent tous les épisodes de la journée à leurs camarades le lundi suivant…

Les ados au retour

Au retour

Aller au Château du Taureau depuis le port du Diben est la meilleure façon de découvrir aussi la Baie de Morlaix. Le temps de traversée est le double par rapport au parcours depuis Carantec (qui reste de fait le moyen le plus rapide de s’y rendre). Et surtout, une fois à terre, il est possible de poursuivre son périple jusqu’à Locquirec, en passant par l’enclos paroissial de Saint-Jean-du-Doigt et par la côte escarpée de Guimaëc (s’il vous reste des forces empruntez donc le sentier côtier du Prajou à Beg ar Fry – notre pointe du Raz à nous !).

La Renault 16 à Locquirec

Dire que la Baie de Morlaix est une des plus belles baies du Monde n’est pas mentir. La visite se termine toujours par un « whaou ! c’est génial ! ». C’est le cas pour d’autres baies en Bretagne, dont chacune présente des caractéristiques et une ambiance uniques. Ce qui est certain, c’est que pour réunir en un panorama les photos gris, l’étrier pie, le pied à terre de Mme de Vilmorin, et l’Île Noire de Tintin, il n’y en a qu’une, c’est la Baie de Morlaix. Et quand, en plus, vous apprenez qu’il est possible de louer la Maison du gardien de phare sur l’Île Louet…

Australie, Canada, Suède, la Renault 16 et son image


Il y a quelques semaines, le magazine Gazoline faisait la une avec un reportage sur Brigitte, une Renault 16 (1150) appartenant à Jean-François de Montréal. Cette fois c’est un magazine canadien en ligne qui s’intéresse à ce transfuge de la campagne française. Et c’est là qu’on comprend pourquoi, quelques décennies après le départ brutal de Renault du continent nord américain, il reste encore des séquelles dans la tête des amateurs de « vieux chars ». Explications.

Sur le site « Autonet.ca », dans la rubrique « J’aime mon char », Luc-Olivier Chamberland présente ainsi la Renault 16 de Jean-François: « il est presque incroyable de croire que cette bagnole à la réputation douteuse les transporta de villes en cités en passant par la France, la Suisse et l’Italie… » Après cette entrée en matière surprenante (devrait-on dire « définitive »), un article sympathique sur les pérégrinations de Brigitte, la désormais célèbre Renault 16 « transatlantique »…

Entre l’idolâtrie des français qui en ont possédé une, le regard amusé des australiens qui s’interrogent sur l’origine de ce vilain petit canard et la passion des néerlandais qui prétendent que « la R16 est aussi française que la DS mais qu’avec elle tu es certain d’arriver à bon port », la réputation de la Renault 16 est étonnement contradictoire.

Alors s’il est vrai qu’on qualifie souvent un véhicule par comparaison aux voitures  de « Monsieur Toutlemonde », le gars banal qui habite à deux pas de chez toi et change de voiture tous les quatre ans, roule en Renault en France, en Fiat en Italie, en Opel en Allemagne, en Opel (Vauxhall) en Grande-Bretagne, en Opel en Belgique, en Volvo en Suède, en Aston-Martin à Monaco et au Milan AC… je m’égare…

Donc, l’écart entre la voiture du gars du coin de la rue et notre sujet, la Renault 16, n’est pas toujours à l’avantage de cette dernière.

Une pub canadienne pour la Renault 16. Notez le « built in Canada » (cliquer sur la photo pour accéder à l’article sur l’usine de St Bruno au Canada)

Jean-François, que j’interroge pour en savoir plus sur la réputation de Renault au Canada me donne une explication plutôt « éclairante »:

« Ici au Quebec, c’est malheureusement la mauvaise reputation que Renault traine depuis les années 60. Faut dire que le fait de nous avoir sèchement abandonné en 1987 alors que le R5 était le meilleur vendeur de sa catégorie n’a pas aide pour la réputation! C’est comme si Renault fermait subitement ses concessions alors que la Clio est au sommet des ventes! Ensuite, pour la R16, il faut admettre que cette voiture n’est vraiment pas adaptée a notre climat! Rajoute le calcium dans les rues l’hiver et la conception plus que douteuse des corps creux comme les bas de caisses et les ancrages de
Suspensions, ça fait qu’en moin de 4 ans, les R16 partaient à la casse! Sans compter des R8 qui n’avaient pas de chauffage, pire sur les dauphines qui e démarraient pas l’hiver à cause du système 6V! Au même moment, tu pouvais acheter une Chevrolet pour le même prix, un monstre avec un gros V8 qui démarre au quart de tour et fourni plus qu’il en faut au niveau électrique, pas surprenant que Renault continue après plus de 30 ans après son départ, la réputation de construire des merdes! Fiat nous a fait le même coup et ils maintenant qu’ils reviennent sur le marché américains, ils en subissent encore les contre-coups! La nouvelle Fiat 500 avait des projections de vente de plus de 300 000 unités aux USA, et ils en ont à peine vendu 25000 en 2011, il semblerait que les américains sont frileux face à la mauvaise réputation qui date des années 70! Fix It Again Tony! donc on ne peut pas trop blâmer ce journaliste de rapporter ce que j’entends 9 fois sur 10 au sujet de ma voiture quand les gens l’apercoivent! « ah! Surprenant! Elle a survécu! C’était une vraie merde à l’époque! » j’ai tout entendu! Dans un contexte de collection, ça n’a plus d’importance, mais sur une utilisation quotidienne par -30 deg un hiver avec 2 mètres de neige et du calcium plein les rues, effectivement, c’est une vraie merde! 🙂 »

En 2002, Richard, australien et propriétaire d’une Renault 16 disait de sa voiture:

« En Australie, conduire une R16 (ou une R12) signifie que vous êtes une drôle de personne, mais aussi quelqu’un qui a peu de moyens. J’ai acheté ma R16, dans un état magnifique, 450 $ australiens. Converti en une référence courante pour tous, c’est l’équivalent de 75 repas dans un Mac Donald’s. Je me suis simplement privé de nourriture pendant 75 jours pour me l’acheter:).

La R16 n’est pas considérée ici comme une voiture “cheap”; ce qui est plus réservé au voitures courantes comme les Ford Cortina ou Escort ou à la Holden (marqua australienne uniquement) Camiras. Comparées à la R16, elles sont des voitures ordinaires.

Ce que cela signifie, pour moi, d’etre assis dans une Renault 16, c’est d’être dans le fauteuil le plus rapide que j’ai jamais possédé. Si je veux du confort et continuer à mener ma barque dans le paysage, je prend ma 16. Si je veux aller plus vite (et me blesser), je prends une moto. Pour moi, les deux alternatives se complètent parfaitement. Toute personne qui s’est jamais baladé en R16 dit généralement: moche à l’extérieur, mais comme ces sièges sont confortables !” Jamais personne ne se plaint de la promenade.

Une brochure australienne de 1975. En cliquant sur la photo, accès à la vidéo de Phin, propriétaire d’une R16 orange andalou à Victoria en Australie.

En Australie, elle était autrefois considérée comme exotique. d’abord parce que l’avant de la voiture ne semble pas coller avec l’arrière. Mais les gens qui l’ont possédée savent qu’elle apporte une grande capacité de chargement. Un de mes grands pères en avait acheté une parce qu’elle permettait de charger autant de planches de bois que dans son ancien break Holden, mais pour un encombrement deux fois moindre et beaucoup plus de plaisir de conduite. « 

La même année, Magnus, en Suède, m’apportait un autre témoignage: le propriétaire d’une Renault 16 était considéré comme un amateur de « high-tech »:

« En Suède, le propriétaire d’une Renault 16 était hautement qualifié en technologie et souhaitait posséder les dernières innovations. Plus tard dans les années 60 et au début des années 70, ces personnes ont changé pour une BMW, une Jaguar ou un autre modèle high tech. Quand les voitures (R16) ont vieilli, elles sont devenues des voitures de seconde main, bon marché, et étaient souvent maltraitées jusqu’à la mort. La corrosion n’a pas aidé. Et les R16 de Suède sont rapidement devenues populaires chez les revendeurs de quasi épaves (ou les casses). Aujourd’hui, quand les gens parlent de la R16, ils parlent soit de voitures confortables et innovante pour son époque, soit ils se rappellent d’un incurable tas de rouille.

En Suède, à partir de 1974, les phares étaient équipés d’essuie-glace.

Conduire une R16 aujourd’hui est sans doute considéré comme bizarre, mais pas de mauvais goût. Il n’y a plus de tas de feraille en circulation et les dernières qui restent sont considérées comme des collectors. »

Partout en France, conduire une Renault 16 attire la sympathie et, peu importe la réputation historique de la voiture, on peut imaginer, comme c’est le cas de Jean-François au Canada, que posséder cette voiture dans un pays où elle est très rare est finalement encore plus valorisante, alors si en plus vous lui avez fait traverser les océans…